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Le symbolisme

Dans sa définition la plus stricte, le mouvement symboliste est au moment de son apparition un mouvement littéraire qui s’intéresse à la décadence. Il nait fin 1880 d’un bouleversement moral et intellectuel.
Décadence signifie abandon de l’idée de progrès spirituel comme matériel. Il porte un intérêt à l’occulte et à l’hermétique. On y dénote un certain snobisme intellectuel d’où l’apparition d’un renouveau du culte du dandy

Décadence, dandisme, symbolisme sont en fait un refus de participer à un événement ou de reconnaître un individu. Le symbolisme est une façon de refuser les choses contemporaines, une réaction au moralisme, au rationalisme et au matérialisme grossier.

Stéphane MALLARMÉ

Parmis ces auteurs,  le poète MALLARME qui nous dit « nommer un objet c’est supprimer 3/4de la jouissance du poème qui est faite de deviner un peu, de suggérer: voilà le rêve »; on retrouve également HUYSMANS et son oeuvre A Rebours (1884) avec laquelle il découvre les oeuvres de G.MOREAU et O.REDON

Gustave MOREAU est une figure centrale du mouvement, défenseur du principe de  « la beauté de l’inertie et du luxe nécessaire ». A ses yeux, la richesse du détail sert mieux l’art qu’une simplicité pensée à l’extrême. Moreau puise directement dans la nature le matériel pour remplir ses contours.

Gustave MOREAU -Autoportrait - 1850

Autre artiste symboliste célèbre, Gustav KLIMT, précurseur du modernisme. Il travaille à la lisière du naturalisme et de la stylisation mais aussi des arts plastique et de l’artisanat. Ses influences vont des mosaiques byzantines à Munch. Dans son oeuvre, on retrouve une tension constante entre le figuratif et l’abstrait. Il utilise de façon magistrale l’ornement. Le critique Ludwig HEVESI
parle de l’agencement de Klimt: « l’interminable matière primitive qui mutte infiniment, tournoie, un tourbillon ardent qui prend toutes les formes: éclair de foudre, langues de serpent dardées, vrilles végétales qui s’accrochent… »

L’agencement est aussi un moyen par lequel il créé son atmosphère de luxe typique. C’est un monde clos et subtile, contre la réalité brutale du monde existant.

Gusatv KLIMT en 1902

Le symbolisme est une rébellion contre les restrictions de tout genre. « Il exalte le mythe du génie de l’homme à l’inspiration divine capable grace à son imagination libérée, de transformer en art toutes les expériences et toutes les émotions. » C’est une doctrine où prime l’imagination. Où tous les détails se combinent pour accentuer la force symbolique de l’ensemble.

Ainsi Watt peint-il « des idées et non des choses ».

Les littéraires apparentés au symbolisme ont exercé une grande influence sur la critique d’art. Ainsi Albert AURIER estimait-il qu’une oeuvre d’art devait-être:

_ idéiste
_ symboliste
_ synthétique
_ subjective
_décorative.

Albert AURIER

Pour commencer…

L’art nouveau est apparu comme un courant en réaction aux  dérives de l’industrialisation et au manque de nouveautés artistiques : la reproduction des grands styles.

C’est un mouvement tentaculaire qui va se retrouver dans tous les domaines possibles : architecture, joaillerie, affiches, mobilier, céramiques, etc

On peut parler d’un art total !

Ce courant artistique révolutionne l’utilisation de la ligne ou plutôt de la courbe.

Il utilise la simplification des formes, aplatissement de l’espace. Le pouvoir évocateur de la ligne courbe, et à une profonde affinité avec le symbolisme.

On peut y noter l’influence importante de l’estampe japonaise : le mouvement se réapproprie les qualités poétiques de la nature, d’où une inspiration fortement issue du monde végétal , rendue par la stylisation.

Selon Max Osborn, critique allemand : « l’art nouveau serait un peu trop féminin, trop capricieux, trop cocotte ».

Cette observation nous amène à nous intéresser à la richesse du motif, du détail dans cet art de profusion.